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    e-Tourisme: les nouvelles tendances de consommation touristique

    Par Chiara Sottocorona

     

    Les vacances approchent et les internautes se collent à l’écran de leur ordinateur : moteurs de recherche, itineraires, plans, guides, tout est là pour les aider à choisir. 45% des français de 15 ans et plus ont préparé en ligne leurs séjours en 2008 (soit 13,4 millions) et 31% des français partis (9,2 millions), ont réservé entièrement en ligne le voyage, soit un taux de conversion des visites en réservations de 69%. Les internautes sont de ce fait de plus en plus acheteurs et notamment de e-tourisme; 1er poste du e-commerce (plus de 30% de sa valeur).

    Le 18 juin à Paris Guy Raffour a presenté en conference de presse ces données dans le cadre de l’Analyse réalisée sur la base des résultats de Baromètre annuel du Tourisme "Bilan 2008 et perspectives 2009" qui étudie les courts séjours, les vacances, les nouvelles tendances et le e-tourisme, ainsi que la mise à jour de l’ étude de fin 2008 sur les "Evolutions du tourisme dans les dix ans à venir" où 400 agents de voyages ont été interrogés.

    Guy Raffour, expert réconnu d’e-tourisme, a été conseiller technique du CNT pour la période 2000-2005, il est auteur de deux rapports officiels dont "E-tourisme interactif, les enjeux des infomédiations sur l’offre et la demande touristique". Il est aussi co-auteur de nombreux ouvrages (Tourisme et Ntic le futur est déjà là, Mille milliards d’e-mails, La confiance défi du e-commerce, Le guide du commerce électronique, Internet les enjeux pour la France…) et a été nominé au prix de l’Innovation de Tourisma. Il a representé la France en 2001 à la Commission Européenne (groupe de travail sur le e-tourisme) . Il est également enseignant en e-tourisme, consultant pour des projets européens et conférencier. Voici ses réponses aux questions de CafeMag.

    Où en sommes nous de la progression du E-tourisme ?

    Guy Raffour : le e-tourisme fait partie intégrante du paysage informationnel et transactionnel du secteur. Le tourisme en ligne a représenté 6,9 milliards d'euros pour l'année 2008 entièrement réservés en ligne. Au total ce sont 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires qui sont générés par la recherche en ligne de séjours (comprenant les 6,9) Dans les 3 premiers critères d'utilisation de sites de e-tourisme qui sont plébiscités, on obtient:

     -la possibilité d'accéder à l'information quand on le souhaite,

    -sans se déplacer, -

    tout en pouvant comparer les offres

    Quelles sont les raisons essentielles qui expliquent la croissance ?

    Guy Raffour :

     1) L'aspect générationnel : actuellement seulement 20% des "65 ans et plus" sont internautes alors que 88% des "15/ 24 ans" le sont… Le fait d'être internaute est de ce fait totalement linéaire aux générations. Cela préfigure une belle marge de croissance du e-tourisme .

     2) Il existe une forte corrélation entre les caractéristiques signalétiques des internautes et celles des partants en séjours. Les deux se rejoignent sur des tendances : être plus jeunes, bénéficier de revenus plus élevés, habiter davantage dans des zones urbaines, et avoir un niveau d'étude plus élevé.

    3) 61% des internautes partis en 2008, ont préparé en ligne leur séjours… donc 39% pas encore… Ceux-ci sont dans une situation captive au moindre stimuli.

     4) Le tourisme est une prestation de service qui ne débute physiquement qu'après la réservation… De ce fait toutes les étapes préalables sont dématérialisées, informationnelles comme transactionnelles. Elles sont adaptées à des échanges à distance et avec Internet, à tout moment et en tous lieux (l'internet mobile va renforcer cette ubiquité).

    5) D'autres raisons conduisent à une croissance prévisible du e-tourisme :

    -la comparaison pour rechercher le meilleur rapport qualité/ prix (dans les nouveaux comportements étudiés dans notre Baromètre annuel, c'est le premier cité par les Français)

     - les sites Internet s'améliorent constamment : nous le constatons dans nos audits, que ce soit en termes de contenus, plus personnalisés, plus visuels, plus réactifs, plus complets; que dans l'ergonomie : plus didactique, mieux séquencée, aux contenus mieux hiérarchisés et d'accès plus intuitif

    - le Web 2.0 apporte une touche collaborative à l'ensemble, créant une "proximité"

    -C’est un véritable système d'information de niveau professionnel, pour une offre disponible en se déplaçant virtuellement et "just in time", au moment où l'impulsion du désir de partir apparaît. Ainsi ce "voyage virtuel" précède le réel grâce à la puissance du multimedia, des liens hypertexte et des échanges entre touristes.

     La conjoncture difficile incite-t-elle à s'orienter davantage vers le e-tourisme ?

    Guy Raffour : Oui, indéniablement. Le développement de la comparaison, mais aussi des offres de plus en plus personnalisées recherchées par mot clef "expérientiel" et non plus prédictif (comme les catalogues), sont des vecteurs très porteurs d'e-tourisme. Les touristes savent de plus en plus évaluer le rapport entre prix variables et les commodités qui y sont associées (heures, jours de départ, type de prestations). Toute leur stratégie tend, à budget contenu, à sauvegarder leur capacité à partir fruit d'un désir encore plus vif en ces temps difficiles. 54% des Français actifs considèrent les vacances comme un besoin "vital" pour lequel ils sont prêts à sacrifier d'autres dépenses. L'exhaustivité des produits & services repérés en ligne sert leurs demandes spécifiques et oblige chaque acteur de l'offre à réévaluer constamment sa valeur ajoutée servie, en vente directe comme intermédiée.

     

    Raffour Interactif Cabinet d'études marketing, spécialisé Tourisme, Loisir & Transport

    51, rue des Belles-Feuilles 75 116 Paris

    www.raffour-interactif.fr.



    Rubrique consacrée aux Voyages
    Chiara : Samedi 27 juin 2009 @ 16:52:06 [75 lu(s)]
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    Cap sur la Corse pour la Croisière Bleue

     

    La Croisière Bleue, un aller-retour Antibes - Calvi, constitue le rendez vous majeur de l’année pour le Club Nef (Navigation et Formation) de Cagnes sur Mer, une association de passionnés de nautisme dont la voile, qui compte plus d’un cent trente familles adhérentes. Ils  étaient 33 membres du club  à participer à cette belle aventure de 4 jours pour accompagner une régate de 150 voiliers et un millier de marins, sous un soleil rayonnant.
     
    La bonne humeur et la convivialité étaient au rendez-vous, comme d’habitude à la Nef. Quatre bateaux attendaient les navigateurs le mercredi 20 mai au port du Cros de Cagnes pour larguer les amarres vers 17 heures et rejoindre la ligne de départ au Port Vauban d’Antibes. Une longue nuit de navigation sans vent les attendait…..
     
    Delphis, un First 27, qui assure toutes les semaines les navigations du Club sur la Côte d’Azur, a été le premier à partir d’Antibes. A la barre Patrick Florion avec trois équipiers, dont deux qui venaient de Paris. Les autres bateaux étaient Splash, un Wauquier également partie de la flotte du Club, sous la responsabilité de Guy Picolier, et deux voiliers en location: Turquoise, un grand catamaran,  et  Starsail, un Bavaria de 13 mètres de long.  Eric Pesando était aux commandes du Bavaria avec 6 personnes. Sur le catamaran Turquoise le skipper Denis Hernandez, Animateur du Club, et 12 équipiers et passagers, dont deux enfants.
     
    Très vite après avoir quitté le Port Vauban, les quatre bateaux se sont perdus de vue, à cause de la vitesse de navigation différente, mais pendant toute la nuit ils sont restés en contact radio toutes les heures en se donnant leur position. La nuit était très calme et très belle, le ciel plein d’étoiles, à la surface de la mer il était possible d’apercevoir les lumières de beaucoup d’autres voiliers en navigation sur la même route de la Corse. C’est bien là une particularité de cette course croisière où un sentiment de sécurité se dégage pour les novices du fait de la multitude et de la visibilité constante des lumières des autres. Rouge je suis à son babord, vert à son tribord et blanc, brr, brr je suis derrière lui !
     
    Toutes les deux heures les équipiers se relayaient au quart pour assurer la surveillance et la gestion de la navigation. Dès 4 heures trente la lueur du jour a pointé pour laisser apparaître bien plus tard un joli levé de soleil, plein de promesses ! Et puis 6 heures, une soudaine agitation réveille  les passagers du catamaran: rien de grave, au contraire, une jolie surprise. Un beau thon de plus de 30 kilos avait mordu à l’hameçon et pour le remonter sur le pont du bateau il a fallu une heure et quatre personnes. A cette heure matinale le thon a été très vite vidé et nettoyé ; enfin une bonne heure encore ! (Des morceaux ont servi à préparer un délicieux carpaccio  réservé pour l’apéro prévu à l’arrivée des tous les bateaux du Club à Calvi) le temps pour se faire rattraper par Starsail suivi de Splash déclarant leur abandon et filant au moteur pour profiter avant la nuit de Calvi. 
     
    Ce matin du 21 le soleil bien qu’au rendez-vous, laissait place de temps à autre à une brume d’anticyclone et de fait la Corse n’était pas encore visible. Il y avait très peu de vent: un après l’autre les voiliers de la croisière ont décidé de passer à la navigation moteur et  donc ont abandonné la régate (sauf Delphis bien placé toujours à la voile et rattrapé par tous les bateaux au moteur). Durant la matinée une brume très dense s’est levée produisant une atmosphère feutrée, magique, presque irréelle. Les dauphins et les poissons lune sautaient dans les sillages des bateaux. Une baleine aussi est passée à coté du catamaran Turquoise, comme pour le saluer. Dans l’après-midi, autour de 16 H,  les équipiers du catamaran ont aperçu de loin les sommets encore enneigés au dessus de Calvi. Plus tard, à 19,30, à l’entrée du port de l’Ile de Beauté, à côté de la citadelle, le catamaran a retrouvé le Bavaria Star sail, arrivé deux heures avant, et le Wauquier Splash déjà au quai. Les trois équipages ont fêté les retrouvailles durant la soirée, en attendant le quatrième bateau. Delphis, arrivé tout seul à 2h30 du matin sous les applaudissements de la grande équipe. Sur le quai, Denis et Eric sont partis à leur rencontre pour aider  l’équipage épuisé et bien méritant à accoster.

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    Contact:

    NEF 37, avenue des Chênes 06800 CAGNES SUR MER 06.19.93.22.00 club@internef.org



    Rubrique consacrée aux Voyages
    Chiara : Mercredi 03 juin 2009 @ 23:27:27 [67 lu(s)]
    Lire la suite... | 11384 caractères de plus | Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami  

    Rencontre avec Bertrand Tavernier

    par Chiara Sottocorona

     

    Le grand cinema ne passe pas toujours par le Palais des Festivals. « Cette année je ne suis pas à Cannes, je suis à Carros » a dit tout en souriant Bertrand Tavernier venu le 17 mai dans cette petite ville de l’arrières pays niçois à rencontrer le public et à presenter son dernier film « Dans la brume électrique ». Invité à la mediathèque municipale par l’association CinéAction, il a voulu rendre hommage au travail culturel accompli par les nombreuses associations françaises. « C’est une richesse qui n’existe pas dans les pays anglosaxons. En Louisiana, où ailleurs dans les Etat Unis, où je suis resté longtemps pour mes tournages, on voit que le film du circuit Blockbuster » il a precisé. « En Angleterre, dans les petites villes autour de Glasgow, c’est impossible de voir un film de Ken Loach, quand c’est là qu’ils sont tournés ».

     Humile, gentil, et passioné, Tavernier a raconté ses débuts. « Mon père était un homme de plume, un écrivain, et peut être c’est pour me differencier de lui que j’ai choisi la camera et l’image. Quand même dans le cinéma il y a aussi beaucoup d’écriture. J’aime participer au scénario et je trouve que le fait de n’écrire pas tout seul, mais avec les autres, fait sortir plus des choses. Pas seulement des idées. C’est un processus qui aide à faire sortir des émotions ou des souvenirs cachés en nous, qui autrement ne s’exprimeraient pas ». Il y a toujours des voyages intimes dans ses films.

    Tavernier a raconté aussi sa grande amitié avec Philippe Noiret : « Il était un grand frère pour moi. Il m’a accompagné et soutenu dès mes débuts ». Il a évoqué les tournages des films de succes qu’ils ont vecu ensemble : de « L’Horloger de Saint-Paul » (1974) à « « Le Juge et l’Assassin » (1976), de « Une semaine de vacances » (1980) à « Coup de torchon » (1981), de « Autour de minuit » (1985), à « La vie et rien d’autre » (1989). Mais aussi les échanges qu’ils avaient dans la vie. « Si je suis parti à tourner en Louisiane c’est parce que je voulais mettre en images les atmosphères et le personnage- le detective Dave Robicheaux -d’un auteur que Philippe et moi avons tous les deux beaucoup aimé : James Lee Burke. Et de la Nouvelle Orleans j’appelais Philippe pour le consulter ou faire des commentaires sur ce que j’étais en train de réaliser. Tu vas voir, tu vas l’aimer je lui disait ».

     Le personnage, magistrelement interpreté par Tommy Lee Jones, est celui d’un homme authentique, durci par la vie, ténace defenseur des valeurs en voie de disparition. Un chevalier seul qui se bat contre une alliance de la mafia et de le show business, dans une terre déturpée par les cataclismes, envahie par l’eau et la misére. Cette eau qui rejette des cadavres, mais aussi des ombres du passé, dont Dave Robicheaux suit les traces pour arriver au bout de sa mission. Dans la brume électrique est un beau film, inquietant et sombre à l’apparence, et pourtant très symbolique et très actuel, tourné aux Etat Unis, mais avec un régard profondement européen.



    Rubrique consacrée au Cinéma
    Chiara : Mardi 19 mai 2009 @ 12:08:22 [67 lu(s)]
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    Le débat atour de la loi anti-piratage

     

     

    En deuxième examen, après avoir été réfusée et très critiquée, la loi qui devrait couper l'acces à Internet aux "coupables" de downloads illegaux de musique et video ne cesse pas de chauffer  les exprits.

    Cafemag presente le point de vue d'un consultant expert, Denis Ettighoffer, qui vien d'ouvrir un nouveau blog "Ettighoffer Digital Campus", dedié à décoder les risques et les atouts de la société et de l'économie numérique.

     Voici le nouveau éditorial et tous le liens pour lire les dossiers.. Vous aurez ainsi le loisir de vous informer plus complètement .. ou pas.

     

    Par Denis Ettighoffer

     

    L'examen du projet de loi antipiratage, surnommé Hadopi, lève autant d'interrogations qu’il apporte de réponses et les députés de tous bords de se lancer dans l'arène. Ont-ils vraiment travaillé leur sujet? Je m'interroge... Qui a posé la question de savoir quelles seraient les contreparties offertes par les éditeurs et les opérateurs en échange d'une amélioration de leurs revenus? Qui a cherché à savoir à quels abus du copyright, ils tordraient le cou en échange d'une plus grande sévèrité envers le piratage?

    Alors que le prix des livres est bloqué dans l'intérêt de la diffusion des biens culturels, qui a demandé des garanties aux majors sur les prix de VOD et autres téléchargements en ligne encore trop élevés? Alors que les productions nationales sont écrasées par les biens numériques américains, qui a tenté de penser à soutenir les revenus des sans-grades qui démontrent , par les contenus de toutes sortes, le dynamisme de la créativité française?

    On a envie de rappeler ce vieux dicton paysan qui dit « Le mois de Mai, de l'année, décide la destinée ». Cela sera certainement vrai de la loi Hadopi. Pourra t-on trouver un jour un cadre légal favorisant à la fois le respect des droits des producteurs, des droits d’auteurs et des droits des Internautes dans le déploiement des nouveaux usages. Ce qui frappe dans le feuilleton sur la protection des droits d’auteurs c’est le sentiment d’un dialogue de sourds entre les différentes parties en présence. Ce qui frappe c’est que les débats entre les invités sur les plateaux sont de qualités très inégales, ce qui laisse l’impression de biais qui ne sont pas innocents.

    Peut-on aborder ce sujet sans passion ? Peut-on le faire en se mettant d’abord d’accord sur les différentes facettes d’un problème extrêmement complexe ? Peut-on en discuter en enrichissant le débat plutôt qu’en tentant d’humilier l’adversaire, celui qui ne pense pas « correct » ? Peut-on enfin considérer que la loi Hadopi est tout aussi respectable dans ses attendus que d’autres propositions faites ici ou là mais qu’elle non plus n’est pas sans défaut ?

    Les modèles économiques en place profitent plus à une minorité qu’à l’ensemble des auteurs et artistes. Les droits du copyright ne sont pas sans faiblesses ni exempts de reproches, pourra-t-on jamais aborder ce sujet sans passer pour un affreux révolutionnaire !? Et question suprême : peut-on encore convaincre les députés de changer de braquet après le blocage de la loi Hadopi à l’Assemblée Nationale ?

    Ce dossier vous offre un éclairage sur les interrogations qui restent en suspens : Rénover le copyright, un impératif de l’économie numérique et surtout de façon sérieuse ou ironique vous invite à sortir des idées reçues.  Après tout, de quoi parle Hadopi ? D’assurer le règlement des droits des artistes les plus connus déjà en contrat avec des éditeurs et des producteurs installés ? Qui de toute façon font l’objet de toutes les attentions et que la loi devrait aider dans leur lutte contre les téléchargements pirates.

    Ne devrait-on pas abandonner l’idée d’une recherche style « annule et remplace » (une règle par une autre) qui mobilise une majorité de gens. Pascal Rogard, directeur général de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) s’agace dans son blog du côté concours Lépine de la part de ceux qui tentent de trouver des solutions alternatives aux dispositifs actuels de récupération et de gestion des droits d’auteurs face à la « démarque inconnue » due au piratage[1].

    "Read more" Albanel travaillerait à Hadopi Bis (mais vous n’êtes pas obligés de me croire !) Selon nos sources, une commission réunie par notre ministre et quelques représentants des éditeurs travaillent déjà sur un Hadopi bis et son extension européenne[1]. Cette commission travaillerait sur le renforcement du respect du copyright par certaines professions[2].

    "Read more" Si vous avez un peu de temps voir http://www.ettighoffer.fr/index.php?s=copyright et http://blogs.lexpress.fr/e-veille-marketing/2009/01/le-copyright-explique-aux-nuls.php

     



    Rubrique consacrée à la société
    Chiara : Jeudi 07 mai 2009 @ 10:33:32 [550 lu(s)]
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    Au MIPTV l'industrie de la télévision vise le Net

     

    Le MIPTV, le plus important rassemblement de l’industrie internationale de la télévision, a réunis à Cannes 11. 500 producteurs de contenus de divertissement, distributeurs, professionnels des médias numériques et de la publicité de 105 pays du 30 mars au 3 avril.

    D’après les organisateurs, tous s’accordent à dire que le visage de l’industrie de la télévision est probablement définitivement changé, encouragé par la situation économique et l’atténuation de la ligne de partage entre la télévision et les acteurs plus récents du mobile, du web et de l’IPTV, qui redessinent la carte de l’industrie du divertissement.

    Avec 4000 sociétés représentées cette année, les participants constatent que la récession a concentré les esprits sur le business mais ne les a pas refroidis. Le Chairman et CEO de Endemol, Ynon Kreiz, a note à ce sujet: «Nous sommes tous humbles devant la situation économique. Mais nous restons optimistes. Si nous sommes audacieux et imaginatifs, il n’y a pas de limite. Ceux qui peuvent produire pour toutes les plateformes prédomineront».

    Les participants du MIPTV remarquent aussi que le climat économique et la pression sur le prix des espaces publicitaires a rendu les chaînes de télévision prudentes sur le financement de nouvelles productions, ce qui n’empêche pas les ventes des programmes déjà produits d’être à l’ordre du jour.

    Signe des temps, les habitués de longue date du MIPTV, dont la MGM et les autres majors américaines, la BBC, Endemol, FremantleMedia, TVE, RAI ou Beta, ont côtoyé les décideurs de MSN, Yahoo!, YouTube, Orange, MySpace et Nokia, ainsi que l’une des plus grosses délégations de la télévision chinoise (plus de 90 sociétés) que le MIPTV ai jamais accueillie.

    Le premier jour du MIPTV a donné un aperçu de ce que le futur pourrait être lorsque Paramount Digital Entertainment a annoncé son accord avec la major française Gaumont pour produire «Section 8», une série thriller spécialement réalisée pour l’internet qui sera diffusée en avant-première sur MySpace aux USA, distribuée dans le monde par Endemol et qui sortira in fine au cinéma.

    Le MIPTV 09 a été aussi marqué par la présence de professionnels clés de la communication comme Sir Martin Sorrel (Chief Executive de WPP), Chuck Porter (Co-Chairman de Crispin Porter + Bogusky), et Christophe Lambert (co-fondateur de Blue Advertainment) venus à Cannes pour discuter du futur on-line/off-line, de la publicité sur les mobiles et des relations entre l’industrie de la publicité et les producteurs de contenu. Le message était clair – dans ce nouveau monde de divertissement multiplateforme en mutation, les producteurs de contenus et les publicitaires doivent plus que jamais travailler ensemble.

    «La télévision fait encore énormément d’audience et l’achat ainsi que la vente de programmes sont toujours les principales activités du MIPTV», déclare Laurine Garaude, Directrice de la Division Télévision de Reed Midem, la société qui organise l’évenément. «Néanmoins, l’époque où les producteurs et les distributeurs regardaient l’Internet, l’IPTV ou la communauté mobile avec une certaine incompréhension est révolue. Parallèlement, les principales agences de publicité sont de plus en plus enthousiastes pour se rapprocher des producteurs de contenu.  Les participants ont réellement pu faire fructifier leurs rencontres à Cannes».

    Selon les dirigeants clés de l’industrie présents au MIPTV pourrait être un tournant décisif pour le marché de la télévision. «La récession est en train de changer les bases de l’industrie dans laquelle nous travaillons», affirme Sir Martin Sorrell, Chief Executive du puissant groupe de publicité et de communication, WPP. «La crise et les grands changements technologiques déterminent ce processus». Le 31 mars, lors d’une conférence, Sir Martin Sorrell a déclaré: «La télévision hertzienne ne va pas mourir. Cela restera le moyen le plus efficace de toucher le plus grand nombre de personnes en un temps record avec un minimum d’investissement, mais au niveau publicité, la télévision n’exercera plus la même domination ».

    La question maintenant est: quand les médias numériques fourniront-ils des revenus substantiels aux fournisseurs de contenus et sous quelle forme? Selon différentes estimations, la publicité en ligne en Europe pourrait représenter de 2,5 milliards d’euros à 7,1 milliards d’euros en 2012.

    «La publicité vidéo en ligne est comme un enfant: elle a appris à se tenir debout et commence à marcher », signale Joe Michaels, Senior Director, Business Development, MSN Entertainment, Video and Sports. En ce qui concerne les revenus, les experts en médias numériques préconisent la patience. « Les revenus vont venir. Les professionnels doivent comprendre et accepter la fragmentation de l’industrie et être patients » affirme Marc DeBevoise, Senior VP of Digital Media, Business Development and Strategy chez Starz Media.

    Starz Media a choisi le MIPTV pour annoncer que sa filiale, Film Roman, lance un nouveau long métrage d’animation «Dante’s Inferno». Ce projet sera basé sur le jeu vidéo du même nom, actuellement en développement chez Electronic Arts - un autre exemple d’élargissement du public.  

     Quand l’industrie TV commencera-t-elle à moins ressentir le ralentissement économique? Voilà une question souvent posée dans les allées du MIPTV et souvent restée sans réponses. Admettant le risque de la prédiction, Sir Martin Sorrell a pronostiqué qu’une petite amélioration pourrait voir le jour en 2010.

     

    Pour en savoir plus: www.miptv.com

    Pour tout complément d’information sur Reed MIDEM, rendez-vous sur www.reedmidem.com



    Consacrée aux nouvelles technologies
    Chiara : Jeudi 02 avril 2009 @ 23:38:58 [125 lu(s)]
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